Teresa Kouros torturait son chignon gris avec agacement. L’autre main tenait un malheureux crayon à mine, qui battait la cadence sur la table. A ses côtés, dans la salle de Justice, un greffier lui fait les gros yeux. Elle n’en tint aucun compte, comme d’habitude, et soupira avec ostentation.
Le juge se racla la voix et poursuivit d’une voix monocorde, annonçant une sentence jouée d’avance. Ce procès pour un vol de bijoux s’était révélé sans intérêt. Un voleur, trois témoins fiables, des preuves retrouvées… Rien de croustillant pour égayer son article dans la Gazette.